13 mars 2011

Mon Village et ses Secrets

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Je me suis laissé dire que notre village a ses secrets comme celui de l’histoire de la Rue des Quatre Diables.. Pourquoi ce nom ?

 Au début du siècle dans ce village vivaient deux couples de jumeaux .

 

L’un Zidore et Zidorine ; le second Tonin et Tonine .

 Autrement dit :Isidore et Isidorine , Antonin et Antonine !

 Ils s’entendaient bien tous les quatre , courant les « assemblées » 

 les foires , les veillées ensemble , les uns n’allant pas sans les autres …

 Ce qui devait arriver , arriva…

 Zidore tomba en amour pour Tonine qui le lui rendit bien !

 Tonin en fit autant pour Zidorine amoureuse de celui-ci!

 On les maria le même jour de printemps !

Deux noces de jumeaux on ne voit pas ça tous les jours!

On fit ripailles ,on a dansé le rigodon……

 Au lendemain des noces on leur porta la même soupe à l’oignon…

chacun de leur côté ils n’allèrent pas jusqu’à partager

leurs nuits de noces tout d’même !

 Ils continuèrent à aller de même façon qu’avant leurs mariages….

mais petit à petit leur belle entente prit « du plomb dans l’aile ».

 Pour un rien ils se crièrent après… « se ramitèrent » un temps et à la première occasion

 recommencèrent , tant et si bien que l’on entendait qu’eux du soir au matin

dans la petite rue si calme auparavant !

 Le garde-champêtre friand de surnom leur en trouva un :

« les quatre diables » et c’est ainsi que la petite rue fleurie en hérita !

 Pourquoi me direz vous en sont-ils arrivés là ?

 La jalousie tout simplement celle des femmes elles ne supportaient pas

que leur frangins de maris soient heureux avec leurs dulcinées et vice et versa …

Tonine sœur de Tonin se sentait trahie par ce dernier puisqu’il avait « marié » Zidorine

sœur de Zidore qui était son « homme »….OUF!

 Tant qu’ils ne s’étaient pas « dépareillés »ils s’entendaient fort bien ,

 mais le mariage fut un désastre pour ces quatre là….

 « Les Quatre Diables » bien nommées par le garde-champêtre suivit en cela par le village entier!

 Depuis longtemps ces diables là sont partis chez l’bon dieu ou ailleurs ,

mais leur rue est toujours là…. plus fleurie que jamais et bien tranquille désormais !

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12 octobre 2010

RETOUR...de l'amour que l'on croyait endormi

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La nuit abandonne
Ses voiles somptueux..
La cloche résonne
Dans le matin laiteux...
Tu viens en homme sage
Entrouvrir la porte
Des précieux messages
Que l'Espoir escorte !
J'ai en moi le bonheur
De t'avoir rencontré
Dans le jardin de fleurs
Au soleil abandonné...
Tous les deux en émoi
Nous retrouvons l'Amour
Caché en tapinois
Dans le secret des jours !
Jeanne Chanteplume

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11 octobre 2010

Jeanne était au pain sec...(cela ne m'est jamais arrivé..)

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Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,
Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,
J'allai voir la proscrite en pleine forfaiture,
Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture
Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité,
Repose le salut de la société,
S'indignèrent, et Jeanne a dit d'une voix douce :
- Je ne toucherai plus mon nez avec mon pouce ;
Je ne me ferai plus griffer par le minet.
Mais on s'est récrié : - Cette enfant vous connaît ;
Elle sait à quel point vous êtes faible et lâche.
Elle vous voit toujours rire quand on se fâche.
Pas de gouvernement possible. À chaque instant
L'ordre est troublé par vous ; le pouvoir se détend ;
Plus de règle. L'enfant n'a plus rien qui l'arrête.
Vous démolissez tout. - Et j'ai baissé la tête,
Et j'ai dit : - Je n'ai rien à répondre à cela,
J'ai tort. Oui, c'est avec ces indulgences-là
Qu'on a toujours conduit les peuples à leur perte.
Qu'on me mette au pain sec. - Vous le méritez, certe,
On vous y mettra. - Jeanne alors, dans son coin noir,
M'a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,
Pleins de l'autorité des douces créatures :
- Eh bien, moi, je t'irai porter des confitures.

Victor Hugo

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Le mien de grand'père était de ce style...souvenirs,souvenirs..

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02 novembre 2009

Halloween avec un peu de retrard

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LA PEUR de JEAN PERROT

Fait pas chaud c’soir mon gars, dit le patron boulanger à son p'tit mitron de Jean Perrot, fils d'Alphonse du même nom. Tu passes par le Bois du Loup pour rentrer chez toi petiot ?
Ben oui patron, comme d'habitude.

La conversation s'arrête là. Jean termine le rangement du fournil, dénoue son tablier blanc de farine et laisse ses espadrilles également poudrées pour enfiler ses gros brodequins. Puis il jette sa pèlerine noire sur ses épaules, enroule le cache-nez gris tricoté par sa mère, se coiffe de sa casquette à oreillettes, dit « b'soir patron » et sort du fournil pour s'engager dans la petite rue Des Grues éclairée par le quinquet jaune accroché juste au-dessus de la boulangerie ...La nuit est tombée depuis belle lurette en ce soir de trente et un octobre mille neuf cent vingt. En tournant le coin de la rue, la nuit le happe – il n’y a plus de quinquet ! Habitué, Jean ne s'en formalise pas et marche d'un bon pas sur le chemin bordé de palisses en chantonnant une rengaine à la mode. Une fois le champ communal traversé, il arrive aux abords du Bois du Loup. Matin et soir il le traverse sans appréhension, malgré les histoires sinistres que les uns et les autres racontent sur le lieu. Arrivé à la fourche des Quatre Chênes, il prend le chemin de droite comme toujours, mais une drôle d’idée se glisse tout à coup insidieusement à son esprit. Et s’il s'était trompé, s’il n’avait pas pris le bon chemin ?

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– Mais non, j'me suis pas trompé ! soliloque-t-il à voix haute, mais en s’arrêtant quand même.
La nuit épaisse a l’air d’attendre et Jean frissonne. Une sourde crainte commence tranquillement à l'envahir. Bientôt, le hululement d'une chouette en chasse le fait sursauter et une branche craque, là, tout près, semble t-il. Il hâte le pas tout en se retournant. Quelqu’un ou quelque chose le… suit ! Du coup, les sombres histoires qu'il a entendues lui reviennent en mémoire.
– C'est des « menteries » ! se dit-il dans un chuchotement qui en appelait d’autres.Jean n’est pas un froussard. Allons, il a quatorze ans ! Il est costaud et son esprit est bien trop clair pour se laisser emporter par les contes des vieux auxquels il ne croit d’ailleurs pas. Mais le vent siffle fort dans les arbres et les lamentations qui se répercutent en écho ne le rassurent pas, vraiment pas ! Pas plus que le martèlement des pas sur le tapis automnal ou le souffle accéléré d’un animal en course qui se rapproche dangereusement. Au bord de la panique, Jean s'accroupit, ferme les yeux et pose instinctivement les mains sur la tête.

                                          Il était temps !

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Un frôlement d’ailes immenses laisse tout à coup traîner une odeur délicate et inconnue autour de lui. Comme il tremble notre gars, si sûr de lui ! Il n'a qu'une envie, celle d’arriver à la maison. Mais il ne sait plus où il en est et ce chemin ne semble pas vouloir finir tandis qu’il court parmi les herbes et que les ronces l’agrippent au passage. Les sanglots et les déchirantes lamentations se mêlent aux Vloum ! Vloum ! derrière lui. Il a chaud et pourtant, il tremble de froid et de peur.

Jean finit par se cacher derrière le tronc d'un vieil ormeau. La curiosité est plus forte que sa peur. L’odeur suave, le froissement qui rappelle la nappe de soie étendue dans le vent et les pas, légers comme le « pianoti » de la pluie sur le feuillage des arbres, le surprennent. Stupéfait, il se fige devant la silhouette d’un homme enveloppé par les brumes et dont le visage, qu’il capte furtivement, a des yeux de saphirs remplis de larmes. En claquant des dents, l'enfant se serre encore plus contre le tronc. La créature l’a-t-elle entendue ? 

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Alors qu'elle semblait partir, elle s’arrête brusquement. Jean est terrorisé.

– Ô non ! appelle-t-il du plus profond de son être en réclamant la protection de anges, de Dieu, de tous les saints du paradis et surtout, celle de la Madone !

Dans un élan, la créature prend soudain son envol.

Il ne sait combien de temps il attend. Épuisé, il s’endort. Le chant lointain d'un coq le réveille. Dans le glissement argenté de l'aube sur la cime des arbres, il s’éveille. L’air est frais, le premier matin de novembre est là. Trempé de sueur, les cheveux emmêlés et toujours acagnardé contre le tronc de l'ormeau, c'est ainsi que son père et les voisins, qui l'ont cherché toute la nuit, le trouvent !

Réconforté, réchauffé, Jean est sauvé !

Ben mon p'tiot sais tu pas qu' la nuit de Samain est propice aux 
rencontres bizarres ? T' savais ben ça tout d' même ?  Fallait pas l’ prendre, le Bois du Loup, j' l'avais ben dit… lui chuchote Clélie, sa grand-mère.

Oui il le savait, mais il a passé outre.

Après les émotions, les braves gens ont pensé que le gamin d'Alphonse en avait rajouté. Puis le temps a suivi son chemin et l'oubli est venu. Mais lui  n'a pas oublié, même si il n'en parle pas. Parfois, en traversant le Bois du Loup pour rejoindre le fournil, il se surprend à se demander comment il réagirait maintenant qu'il est devenu un jeune gars de vingt ans…

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Puis un jour d'automne, en élaguant le Bois du Loup, le cantonnier du coin trouve les restes de ce qui semble être un homme enroulé dans de grandes ailes de soie cendrée. Près du visage aux yeux clos, deux saphirs et des perles de cristal scintillent. Jean se rend sur place. En scrutant la créature aux traits angéliques, il en vient à se demander si elle n’avait pas plutôt été son… sauveur !
Saphirs et perles ont été ensevelis avec les restes dans la conche de l'Eau qui Chante, pas très loin de la source du même nom. L'année suivante, au mois de Mai, des surgeons d'Aubépine ont poussés, on ne sait pas comment !   

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La légende ne dit-elle pas que l'Aubépine

est le Bois de MAI de L'AUTRE MONDE

              Le mystère n'a jamais était éclairci et reste entier.

Jean Perrot était mon père

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06 septembre 2009

Le Jardin des Champs...6

Elle ne sait combien de temps s’est écoulé

     quand Il tourne la tête vers Elle .

Il est illuminé de l’intérieur ,

tandis qu’une abeille s’attarde encore sur sa main…

Il rit en disant :

               « Tu vois comme elles me connaissent ?

            Evidemment je tiens « Le Bistrot des Abeilles »

Ils rient ensemble…

           Les abeilles s’en retournent à leur ruche sans doute en se disant  :

       –« Chouette , un mec qui Sait ! »

            Oui un mec qui Sait…

En silence en union totale avec ce mystère et tous ceux dont  Il ne parle parle pas , qu’il partage avec Elle !

Mais c’est la première fois qu’Elle le voit ainsi.

Pendant quelques instants toute l’Harmonie du Monde

Se trouvait Là

Entre cet Homme , son homme

et

Les Abeilles

Messagères de Lumière ...Gardiennes des Secrets

Dont elles lui ont fait cadeau !

Il y a Les gardiens des Abeilles!

Les Bergers des Abeilles !

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Lui 'L’Abreuveur » des Abeilles

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Terminé à La Jarne

le

23 Juillet 2004

                                                               Jeanne Chanteplume

                                      *  Une des Pages de notre vie*

                                           

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