NOËL ... François BRIAND (14??-15??)

 

 

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Noë

l Tous les regrets qu'oncques furent au monde

Émoi, souci, ôtez-nous et tristesse,

Voici le jour où toute joie abonde,

Voici soulas*, voici toute liesse.

Ô pastoureaux, chantez en voix profonde,

Harpes et luths, le haut roi de noblesse

Vous saluez, par qui est sorti l'onde

Qui a lavé de péché la rudesse.

Ô Baltazar, ô ta langue féconde

Or présenta, démontrant la richesse ;

Mais maintenant la bonté t'en redonde

Tu étais vieil, tu reviens en jeunesse.

Et toi, Gaspard, ô ton mir qui est monde

Bien démontras qu'il soufferait oppresse.

Homme il était, pourquoi raison se fonde

Qu'il est mortel, nonobstant sa hautesse.

Il est décent que chacun don réponde

Selon celui à qui le don s'adresse.

Donc Melchior, qui est roi de Sabonde

Offrit encens, comme roi de sagesse.

Prince des cieux, de volonté profonde,

De coeur contrit, en petite simplesse,

Te supplions que ta bonté confonde

De l'ennemi, l'astuce et la finesse.

(*) joie

 

 François BRIAND (14??-15??)

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27 décembre 2010

Chants de toujours...

Angecurieux

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22 décembre 2009

NOËLen 1942

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Le Noël 1942 me réserve bien des surprises . Les élèves et leurs instituteurs sont impérativement « invités » à un gigantesque goûter offert par l’Occupant .

Vers quinze heures ( heure allemande , l’heure d’été aujourd’hui) nous partons à pieds de Belfontaine pour nous rendre en ville ,distante de 4 kms .

Sitôt arrivée , bousculée , étourdie  par le bruit , j’ai la sensation étrange de quitter mon corps propulsée comme un bouchon de champagne ; j’assiste de loin à cette fête qui me donne la nausée : il y a tant de tourbillons noirs , gris , d’éclairs rouge zigzaguant dans « l’Invisible » effrayée je m’écroule dans mon corps qui en fait autant sur le sol !

Madame Aimé mon institutrice voit que je vais pas bien , elle écourte le goûter arguant de la distance pour revenir à Belfontaine , privilège qui lui est accordé sans trop de difficulté . Ravis de l’aubaine nous sortons tous à l’air libre ; craignant que je ne puisse faire la route , elle me laisse devant chez mes parents …ils sont couchés ; je frappe à la porte , maman ouvre une des fenêtre :-« Que fais tu là ? rejoins ta maîtresse , tu seras mieux à Belfontaine , fais attention aux patrouilles » elle referme la fenêtre et..... la lumière s’éteint !

Stupéfaite , je reste sur le trottoir les bras ballants , hausse les épaules puis m’achemine à travers les rues où je ne rencontre personne , Madame Aimé est déjà loin avec mes camarades . Je rejoins la route qui va au village .Sans inquiétude je m’engage dans la nuit glacée ; il a un peu neigé , il n’y a âme qui vive , tout est silence .

En pleine campagne alors que j’emprunte le chemin de champs que je connais bien , une douce griserie m’envahit , c’est si beau tout ce givre accroché aux arbres et aux buissons, ; l’herbe gelée crisse sous mes pas , les étoiles scintillent , la lune est haute dans le ciel , c’est une nuit de diamant , subitement je prends conscience que c’est la nuit de Noël , le solstice d’hiver dont me parle Alphonse est là .

Je sens de subtiles présences amicales , invisibles , la nuit murmure ses chuchotements de Fées ; sur un vieil ormeau en son vol silencieux se pose…une chouette blanche , pour la regarder je m’arrête , quelle est belle je suis subjuguée et je repense au GRAND DUC de ma petite enfance !

Il me semble voir glisser dans le ciel et à fleur de terre comme des formes humaines aériennes lumineuses , pensant rêver toute éveillée je frotte mes yeux ,les ferme quand à nouveau j’ose regarder la danse légère continue .

Mon coeur bat la chamade , je crie silencieusement « attendez moi » , je marche doucement comme portée toute en légèreté , moi la maladroite !

Soudain je suis entourée , enveloppée de chants murmurés venant de partout , est ce la brise qui se lève ? non , les chants vont et viennent subtilement plus où moins distincts sur une portée invisible…mais j’ai l’oreille fine , je viens de franchit le voile ténu du «  Pa¨is d’Ailleurs » comme dit si bien ma grand’mère Angèle de Gâtine où tout m’est familier ! Puis les chants , les présences se font plus imperceptibles , l’aube commence à blanchir le ciel ….déjà ! Je reprends mon chemin…et arrive devant notre maison , tout le monde dort ; doucement je frappe aux volets de bois ; j’entends la voix d’Alphonse :

-« Valentine , c’est la petite » , vite la porte ouverte , se referme , le feu flambe haut dans la cheminée…Je n’ai pus me retourner pour Voir la Nuit… et me retrouve assise dans le fauteuil de Valentine , un bol de lait chaud entre les mains , une couverture sur les genoux…soudain le bol bascule , le lait se répand …je m’effondre en larmes , trop c’est trop je pleure mon bonheur entrevu , si vite disparu ; en un retournement du temps , de l’espace toute la détresse du monde s’engouffre en moi , j’entends les cris de ceux que l’on torture , des cris d’enfants , des vagissements de nouveaux nés , je vois des plaies béantes , du sang qui coule …

J’ai mal , j’appelle ma Lumière , puis tout s’efface aussi vite que c’est venu comme si un rideau un instant soulevé se refermait ; étourdie j’entends la voix rassurante de grand-père-« Calme, apaise toi ma toute petite , allez c’est fini , viens dormir , un jour tu comprendras » .

Nichée , bordée bien au chaud tandis que le vent qui s’est levé entre temps souffle avec force je m’endors , je m’envole vers le « Païs d’Ailleurs » d’Ange-Aile (Angèle) mon autre grand’mère alors que de sa voix cristalline grand’mère Valentine chante :

« Le Rêve bleu

C’est l’Ange Merveilleux…

Du beau Pays

Appelé Paradis

Et chaque soir ,

Avant de revenir te voir

Le Rêve bleu

S’envole vers les cieux ! »

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10 décembre 2009

Comment NOËL arriva au bout de mon aiguille

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AINSI S'EN VA LE JOUR..

Doucement..tout doucement sans faire de bruit ,s'en va la jour à pas de velours ! Mine de rien les jours raccoucissent .Aurevoir les longs crépucules de l'été .Madame Automne commence à tirer sa révérence dans les matins brumeux  , languissamment le soir...je crains qu'elle ne s'enrhume un peu .Il m'a semblé l'entendre éternuer tout prés du laurier où les moineaux sont nichés...'Penses tu 'me dit Jasmine la Chatte écailles de tortue qui se prélasse dans un timide rayon de soleil !

'Alors comme ça tu as l'envie d'écrire  s'égosille'Tiouit la Moinelle' du laurier  et sur NOËL en plus , ben t'as pas peur !Bon courage' S'exclame cette effrontée en replongeant dans son nid !

Oui je vais écrire ce qui m'est arrivé il y a cinq ans ,alors qu'un jour de pluie à cette même saison je triais des restes de tissus , des échevaux de soie  muiticolore  .Donc ce jour là , assise à la table prés de fenêtre qui donne sur le jardin automnal  je me demande ce que je vais faire de cette moisson étalée pêle mêle devant moi...Je repasse les tissus , assortis les soies puis le dé au doigt je commence à tirer l'aiguille 'enchevêlée' de celles ci..comme ça sans penser à rien , sans tracer la moindre esquisse sur la carré de toile blanche..

ET voici ce qu'il advint... jour aprés jour , semaine et mois passent ...Je termine au Premier jour de l'Avent l'année suivante...

à suivre..

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