01 avril 2011

Gourmandises de mon Enfance

                                                                                                                Caillebottes et Jonchées

de chez mes amis Amy et Gilles

http://lescabelle.canalblog.com/

caillebottes

Pour faire les caillebottes il faut simplement du lait  naturel et de la présure

dans un plat allant sur le feu mettre 1 litre de lait et une cuillérée à café de présure bien remuer et commencer à faire chauffer à feu très doux et ne plus remuer à mi-cuisson quand le mélange a commencé à prendre avec un couteau découper en carrés le petit lait va s'écouler des entailles  il faut le laisser prendre...

une fois cuit mettre au réfrigérateur

pour servir, mettre dans une assiette des carrés et un peu de petit lait et une ou deux gouttes d'essence d'amande amère et une cuillère de sucre en poudre sur les carrés …

Les Jonchées

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pour faire les jonchées il faut d'abord faire les joncs

lors des longues soirées d'hiver, on coud ensemble des joncs que l'on aura coupé dans les marais (des joncs de petit diamètre) mais on peut s'en procurer des fois sur les marchés

une fois cousus les joncs auront une longueur de 25/30 cm et une largeur de 15/20 cm

pour faire les jonchées on fait comme pour les caillebottes et quand c'est cuit on met des carrés sur les joncs que l'on replie et noue aux deux bouts on pose chaque jonchée sur une assiette creuse destinée à recueillir le petit lait qui s'écoulera le plus possible et on met au réfrigérateur

pour servir on défait les joncs, et chaque jonchée doit être ferme, eLa texture est unique: le doux et fondant dans la bouche . Et le goût. . Pas de mots pour cela. , on soupoudre  de sucre en poudre et

bon appétit

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20 juillet 2010

Les Rainettes de la Levée Blanche

« KAERU » et "KAERIKU "
les RAINETTES
de la Levée Blanche .

Au marais de La Levée Blanche
y'a une Cabane ,
Il y arrive de drôles de choses!
Ce Conte est véritable
Faut vous dire qu’une Cabane
dans cette région d’Aunis
'c est une ferme° qui trône
en plein mitan du marais
traversés par les canaux où vivent
en toute liberté les Grenouilles.
Aux alentours quelques maigres haies ,
des " têtards ", des "trognes"
ces arbres rognés par le temps ,.
Malgré leur disgrâce
ils ont leur moment
de beauté surtout au printemps .
A force de vieillir ces "tronches "là
deviennent vénérables .
Elles ne poussent plus pour ainsi dire
taraudées qu’elles sont par les hannetons
qui y creusent des galeries.
Il arrive souvent que des groseillers sauvages
poussent entre leurs racines se nourrissant
du peu de vie qui leur reste
.Les" tronches" bonnes filles
les accueillent gaiement en se grattant
la panse de plaisir à voir si beaux fruits
se pendre ainsi sur leurs vieilles
et branlantes ramures .
Elles sont folles de joie
lorsque la petite Rainette verte
tu sais cette petite grenouille
qui grâce à ses doigts munis
de disques adhésifs
leur rends visite !
Tout ça pour te dire que ce matin de Mai ,
Norine « la Cabanière »
de la Levée blanche
a une drôle de surprise !
Mais j't'en dis pas plus !

Hier au soir à la nuit tombée
une kyrielle de rainettes troublées
par la lune claire sont partie en balade
par les prés mouillés de rosé .
Bras dessus bras dessous
saoules de grand air ,
du parfum de l’herbe
elles s’en donnent à coeur joie.
Sautant à qui mieux mieux ,
grimpant à toute vitesse
le long des fûts des" trognes"
pour se laisser tomber
dans l’herbe fraîche
en riant de bonheur .
A la mi-nuit elles reprennent
le chemin des prés le long des fossés
Pour aller au lit sous les roseaux
avec les courlis les jolis oiseaux .
Elles en oublient les folles ,
la petite dernière :« KAERU »!
celle-ci veut les rejoindre ,
les appelle
« attendez moi «  crie t‘elle.
Penses tu personne ne l‘entends.
Prenant son élan elle saute un peu trop haut et plouf !
atterri dans la jatte de lait
déposée par Norine
sur la pierre prés du puits
pour Minette Chassetout
la chatte de la Cabane !

Brrrr ?grelotte notre Rainette surprise par ce bain forcé .
Elle n’est pas habituée ,
elle vit dans les arbres, dans l’herbe ,
alors du lait penses donc
c’est lourd à ses pattes de voltigeuse !
Elle crie de plus belle,
peut être va-t-on l’entendre ?
Enfin Kaeriku son copain de branche l’entends ,
à toutes pattes il revient et ,
plouf lui aussi plonge dans le lait !
Que veux tu qu’ils fassent nos deux étourdis ?
Ils se débattent ,
nagent maladroitement en premier ,
puis en rythme de concert .
C’est fatigant ,
mais ils persévèrent .
Tiens , cela devient de plus
en plus difficile
et ralentissent la cadence
tout en se sentant soutenus.
Que se passe t’il donc ?
Et voilà où j’arrive à la drôle de surprise !

Dans la jatte de lait qui n’en est plus ,
Norine , stupéfaite découvre
nos deux Rainettes endormies
sur une Motte de Beurre !
Oui , oui t'as bien compris
Une Motte de Beurre
Tu sais ce beurre des Charentes
au goût si fin de noisettes ?
Charente Poitou
vous connaissez tous?
En unissant leurs faibles forces
KAERU et KAERIKU
ont réussis le prodige
de se sauver de la noyade
dans le lait !
Avoues que pour des Rainette arboricoles
c’est un tour de force fort drôle !
Alors , nous
qu’attendons nous
pour en faire autant ???

Jeanne Chanteplume

Ah au fait , sais tu que ce mot japonais dont
je les baptise
signifie :RETOURNER?

La poésie suivante la plus connue au Japon
« LE VIEIL ETANG!
UNE GRENOUILLE Y PLONGE :
AH! QUEL CLAPOTIS ! »
(Bashô,1644-1694)

laplumedejeanne_1861450101_GRENOUILLES

création perso

 

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22 décembre 2009

NOËLen 1942

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Le Noël 1942 me réserve bien des surprises . Les élèves et leurs instituteurs sont impérativement « invités » à un gigantesque goûter offert par l’Occupant .

Vers quinze heures ( heure allemande , l’heure d’été aujourd’hui) nous partons à pieds de Belfontaine pour nous rendre en ville ,distante de 4 kms .

Sitôt arrivée , bousculée , étourdie  par le bruit , j’ai la sensation étrange de quitter mon corps propulsée comme un bouchon de champagne ; j’assiste de loin à cette fête qui me donne la nausée : il y a tant de tourbillons noirs , gris , d’éclairs rouge zigzaguant dans « l’Invisible » effrayée je m’écroule dans mon corps qui en fait autant sur le sol !

Madame Aimé mon institutrice voit que je vais pas bien , elle écourte le goûter arguant de la distance pour revenir à Belfontaine , privilège qui lui est accordé sans trop de difficulté . Ravis de l’aubaine nous sortons tous à l’air libre ; craignant que je ne puisse faire la route , elle me laisse devant chez mes parents …ils sont couchés ; je frappe à la porte , maman ouvre une des fenêtre :-« Que fais tu là ? rejoins ta maîtresse , tu seras mieux à Belfontaine , fais attention aux patrouilles » elle referme la fenêtre et..... la lumière s’éteint !

Stupéfaite , je reste sur le trottoir les bras ballants , hausse les épaules puis m’achemine à travers les rues où je ne rencontre personne , Madame Aimé est déjà loin avec mes camarades . Je rejoins la route qui va au village .Sans inquiétude je m’engage dans la nuit glacée ; il a un peu neigé , il n’y a âme qui vive , tout est silence .

En pleine campagne alors que j’emprunte le chemin de champs que je connais bien , une douce griserie m’envahit , c’est si beau tout ce givre accroché aux arbres et aux buissons, ; l’herbe gelée crisse sous mes pas , les étoiles scintillent , la lune est haute dans le ciel , c’est une nuit de diamant , subitement je prends conscience que c’est la nuit de Noël , le solstice d’hiver dont me parle Alphonse est là .

Je sens de subtiles présences amicales , invisibles , la nuit murmure ses chuchotements de Fées ; sur un vieil ormeau en son vol silencieux se pose…une chouette blanche , pour la regarder je m’arrête , quelle est belle je suis subjuguée et je repense au GRAND DUC de ma petite enfance !

Il me semble voir glisser dans le ciel et à fleur de terre comme des formes humaines aériennes lumineuses , pensant rêver toute éveillée je frotte mes yeux ,les ferme quand à nouveau j’ose regarder la danse légère continue .

Mon coeur bat la chamade , je crie silencieusement « attendez moi » , je marche doucement comme portée toute en légèreté , moi la maladroite !

Soudain je suis entourée , enveloppée de chants murmurés venant de partout , est ce la brise qui se lève ? non , les chants vont et viennent subtilement plus où moins distincts sur une portée invisible…mais j’ai l’oreille fine , je viens de franchit le voile ténu du «  Pa¨is d’Ailleurs » comme dit si bien ma grand’mère Angèle de Gâtine où tout m’est familier ! Puis les chants , les présences se font plus imperceptibles , l’aube commence à blanchir le ciel ….déjà ! Je reprends mon chemin…et arrive devant notre maison , tout le monde dort ; doucement je frappe aux volets de bois ; j’entends la voix d’Alphonse :

-« Valentine , c’est la petite » , vite la porte ouverte , se referme , le feu flambe haut dans la cheminée…Je n’ai pus me retourner pour Voir la Nuit… et me retrouve assise dans le fauteuil de Valentine , un bol de lait chaud entre les mains , une couverture sur les genoux…soudain le bol bascule , le lait se répand …je m’effondre en larmes , trop c’est trop je pleure mon bonheur entrevu , si vite disparu ; en un retournement du temps , de l’espace toute la détresse du monde s’engouffre en moi , j’entends les cris de ceux que l’on torture , des cris d’enfants , des vagissements de nouveaux nés , je vois des plaies béantes , du sang qui coule …

J’ai mal , j’appelle ma Lumière , puis tout s’efface aussi vite que c’est venu comme si un rideau un instant soulevé se refermait ; étourdie j’entends la voix rassurante de grand-père-« Calme, apaise toi ma toute petite , allez c’est fini , viens dormir , un jour tu comprendras » .

Nichée , bordée bien au chaud tandis que le vent qui s’est levé entre temps souffle avec force je m’endors , je m’envole vers le « Païs d’Ailleurs » d’Ange-Aile (Angèle) mon autre grand’mère alors que de sa voix cristalline grand’mère Valentine chante :

« Le Rêve bleu

C’est l’Ange Merveilleux…

Du beau Pays

Appelé Paradis

Et chaque soir ,

Avant de revenir te voir

Le Rêve bleu

S’envole vers les cieux ! »

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