16 octobre 2010

LE FOURNIL 1

Ah....l'odeur du pain sortant du four , quelle magie ne fait elle pas naître en moi , aprés tant d'années où petite fille turbulente je "nîchais" dans le fournil de mon grand père ! "Etre de la boulange "c'est un honneur chez nous !Je grandis dans ce lieu lerveilleux .Faire le pain c'est une Alchimie...en plus de la farine , du sel , de l'eau , du levain il faut le savoir-faire , la patience, la force , la main du Boulanger ....

Tôt trés tôt le matin bien avant l'aurore , j'entends les pas de grand père dans la cuisine , puis le sommeil à nouveau me reprend....Un rayon de soleil glissant par l'interstice du rideau me réveille....J'entends "le clip-cllap" des portes du four .M'étirant comme un chat je saute hors de mon lit douillet(c'est l'hiver) pour rejoindre grand'mère qui prépare mon petit déjeûner . Elle sait que je n'ai qu'une hâte retrouver grand-père au fournil .A "la diable" j'enfile le long tablier qui va me protèger de la farine et mordant à belle dent dans ma tartine j'entre "en fanfare" dans le lieu des lieux !

Comme il y fait bon , dehors il gèle .Grand -père torse nu , ses cheveux blanc coupés en brosse , s'active devant le pétrin .Le chat Buffalo  somptueuse fourrure, couché sur ses épaules ne bouge pas pendant que celui ci puise la pâte dans le pétrin en gestes prestes avec le coupe-pâte .Clip clap fait la balance en recevant cette dernière en juste mesure ...J'aime regarder , attraper un peu de cette pâte , pêtrie parfois "à bras" quand il n'y a pas d'électricité (c'est l'occupation) , son odeur est aîgre elle colle au bout de mes doigts !

(à suivre...si cela vous chante... )

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11 octobre 2010

Jeanne était au pain sec...(cela ne m'est jamais arrivé..)

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Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,
Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,
J'allai voir la proscrite en pleine forfaiture,
Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture
Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité,
Repose le salut de la société,
S'indignèrent, et Jeanne a dit d'une voix douce :
- Je ne toucherai plus mon nez avec mon pouce ;
Je ne me ferai plus griffer par le minet.
Mais on s'est récrié : - Cette enfant vous connaît ;
Elle sait à quel point vous êtes faible et lâche.
Elle vous voit toujours rire quand on se fâche.
Pas de gouvernement possible. À chaque instant
L'ordre est troublé par vous ; le pouvoir se détend ;
Plus de règle. L'enfant n'a plus rien qui l'arrête.
Vous démolissez tout. - Et j'ai baissé la tête,
Et j'ai dit : - Je n'ai rien à répondre à cela,
J'ai tort. Oui, c'est avec ces indulgences-là
Qu'on a toujours conduit les peuples à leur perte.
Qu'on me mette au pain sec. - Vous le méritez, certe,
On vous y mettra. - Jeanne alors, dans son coin noir,
M'a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,
Pleins de l'autorité des douces créatures :
- Eh bien, moi, je t'irai porter des confitures.

Victor Hugo

Sans_titre

Le mien de grand'père était de ce style...souvenirs,souvenirs..

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