...Autrefois....

 

 

DEUX


(Lui:)
Lorsque autrefois nous jouions dans la plaine
Alors que nous étions petits enfants,
Toi tout en bleu dans ta robe d'indienne,
Moi tout en gris en étoffe d'habitant,
Courant pieds nus, nous amusant sans cesse,
Les jours passaient avec rapidité
Nous étions jeunes, pourtant, je le confesse
Déjà, pour toi j'avais de l'amitié

(Elle:)
Un peu plus tard quand je devins grandette
Et que tous deux nous eûmes à travailler
Au r'tour des foins, dans ta grande charrette
Que de chansons n'avons-nous pas chantées !
Ton cheval rouge qui semblait nous comprendre
Allait lent'ment et sans qu'il soit mené
Je me souviens qu' tu n' manquais jamais d' prendre
À la cachette un bien tendre baiser

(Lui:)
Après l' souper, en habit du dimanche,


Venaient souvent faire un p'tit bout d' veillée
Les hommes prenaient quelque chose pour leur rhume
Aux créatures disant "A votre santé !"

(Elle:)
C'était alors le gai moment des danses,
Des rigodons, des sets, des gigues carrées
Des violoneux, des chanteurs de romances
Ah, dans c' temps-là on savait s'amuser !
À mon père, un jour, tu fis la grande demande
Deux mois plus tard, nous étions mariés

(Ensemble:)
Depuis ce jour, félicité plus grande
Dans aucun coeur n'a jamais existé !

Chez vous j' venais tous les jours de l'année
Je me rappelle votre jolie maison blanche
Et de ton père l'accueil hospitalier
Les gens du Rang, c'était une coutume,

 

 

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31 août 2009

Le Jardin des Champs...3

Quand il revient à la maison sur le coup de midi , les enfants accourent vers lui en criant : « Papa , papa » !« Ouha ! Ouha » ! aboient les chiens qui les accompagnent en gambadant .Il entre dans la grande cuisine où elle a préparé le repas mis le couvert« Ouf » dit il en s’essuyant le front d’un revers de main , avant de la prendre dans ses bras, pas de paroles.

Ils se comprennent !

Tout au long du repas il parle de son travail , des trains qu’il prépare , des rencontres « Tiens j’ai vu Untel il te donne le bonjour » du jardin ; puis lui demande comment Elle a passé la matinée , et les enfants ça va ?

Elle sait , devine quand ça ne va pas.

  Ils se connaissent par cœur , du fond de l’âme !

Quand Il prend son travail de cheminot le matin(4 /12) il rejoint son havre en fin d’après midi , et y reste tard dans la soirée souvent jusqu'à l’heure où le crépuscule de ses voiles mauve et or enveloppe la terre.

Les grillons chantent , c’est l’éclatement des chants d’oiseaux qui s’égosillent en mélopées en trilles et cascades plus où moins nuancées .C’est l’heure où Elle le rejoint assez souvent.

Il a prit soin la veille de « tirer » l’eau du puits afin qu’elle « chauffe » au soleil pour ne pas saisir les plantes par la froideur de cette dernière remontée des entrailles de la terre . Il arrose à pas comptés ; la pomme de l’arrosoir en chuintement de soie ruisselante accompagne chacun de ses gestes ,ni trop ,ni trop peu ! Elle le regarde assise sur le banc de bois , puis rassemble la provende qu’il a cueilli , ramassé avec soin ; c’est lui qui l’installe dans la remorque faite de ses mains Il range les outils ferme la porte du cabanon tout comme la barrière du jardin !

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