15 novembre 2011

YHAN le KARTUSTA et la belle AWEN un de mes contes

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Les Légendes

du Pays

de

L’ EN de ça   L’ EAU- de -Là…..

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 YHAN  Le KARTUSTA

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                                    Sur la lande bleue est un homme :

Yhan Tréguélec d’Armor . Il  vit de rien, ne parle guère ,

ou si peu que l’on ne connaît pas

 Le son de sa voix .

Sur la lande bleue ,il attend le jour

Où Awen sera de retour….

C ‘est la Fille du Vent du Nord…

Elle venait jadis porter

 Les Fruits du Monde Blanc

A celui des Hommes de Belle Volonté .

Or , une nuit de grand vent , Awen s’est perdue

 Entre le Firmament et la Mer-Océane !

Le Fils de la Lumière ,

Plus beau que les Oiseaux de Haute Mer d’Irlande :

-« Le Kartusta », se met en quête pour la retrouver

….Hélas ,nulle part ne la trouve !

Le Vent d’Autan lui murmure :

-« Attends ,patiente ,Elle reviendra ».

-« Oui , bien sûr Elle reviendra ,

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Portée par la Brise »  ,pense –« Le Kartusta »….

….Depuis Yhan Tréguélec attend le retour

 De sa Belle Awen !

…..C’est lui le Fils de la Lumière…

Nuit et jour, depuis des lustres , il attend !

Patient , sur la lande bleue…il attend….

Sur la plage blonde…sur les galets blancs…

Il attend !

Quand la Mer-Océane gronde ,

Il appelle les goëlands qui lui répondent

En glissant sous le Vent Tempètueux .

Enfin un jour ,au matin levant ,

Lorsque la Mer- Océane se fait nacre et argent ,

Au loin , à l’horizon –« Le Kartusta »

Voit surgir à fleur des vagues scintillantes

         La Blanche Frégate ! Il espère , il attend,

     Ô comme il attend….

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Il pleure et rit de bonheur , vibrant ;

Il danse de joie…il attend

Presqu’en extase , il tend les bras…

Hélas , passent les heures à l’Horloge du Temps ,

L’angoisse l’étreint et…rien  ,

Personne ne vient !

La Blanche Frégate disparaît dans la lumière

Du couchant , entre le Ciel et l’Océan !

La Mer-Océane brille , miroite de mille paillettes d’or .

La Brise Marine a fait le tour de la Terre ,

Et vient déposer le parfum de l’ Aimée

Au Cœur du –« Kartusta » !

Assis sur les rochers ,

 En surplomb des vagues frémissantes ,

Le regard perdu au loin ,

Il tressaille à l’ approche parfumée…

-« Awen…ou es tu ?

-Je suis  là près de toi » !

Il entend la voix douce , tend l’ oreille

Pense s’être trompé…La voix subtile murmure

 Dans le Vent qui respire…

L’ Océan est immobile , la Brise soupire !

-« Awen , reviens » ,supplie t’il…

Un soupçon de Zéphir lui répond .

-« Yhan le Kartusta » attend ,

Il sait qu’Elle reviendra.

Il attend … Confiant…. Aimant !

Le Printemps est passé ,

L’Eté s’en va ,

L’Automne est venu ,

         et

L’Hiver est déjà là…..

Il arrive un matin de grand froid ,

Tout en tempête , en chemin il a perdu

Sa translucide blancheur .

Galopant à pas de géant ,

A coups de poings , à coups de gueule ouverte ,

Il provoque , attaque hargneux , féroce ,

La Mer-Océane ! Celle-ci frange d’ écume

Son somptueux manteau d’ émeraude ,

Et lance haut son cri de  guerre contre ce rustre

 Qui la bouscule et la bascule

En feulant ,et bafoue sa Dignité !

La résistance de la Mer-Océane

Rend fous de colère les valets Tempestaïres

Qui la fouaillent de plus en plus .

Alors ,  Elle appelle à son aide

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L’Etalon Blanc…Le Roi des Chevaux-Fées !

Il surgit des fonds marins verts et bleus

Tel  une magistrale tornade immaculée ,

Le front ceint d’Or et d’Argent ,

Et balaie de son ample queue Les Tempestaïres vaincus !

Le calme revenu , à longs pas souples et dansants ,

Il vient poser sa tête sur l’ épaule du-« Kartusta » !

Celui-ci caresse doucement les naseaux de velours blanc .

Les yeux sombres où s’ allument des étoiles ,

Semblent vouloir le consoler de l’absence

d’ Awen son Aimée !

Puis en un trot élégant , royal

Il se fond  dans l’ écume

Afin de rejoindre la Cour Enchantée

De la fougueuse Mer-Océane !

Au matin du solstice d’ hiver

Le ciel est rose et or .

-« Yhan le Kartusta » a veillé sous les étoiles

Attendant Awen Sa Bien Aimée .

La nuit bleue  l’ a enveloppée de douceur…

Pourtant , il gèle , mais le froid ne l’ atteint pas.

Son Cœur est brûlant !

Cette nuit là s’ est accompli

Ce  qui était prévu depuis l’ Aube des Temps….

Ebahi , Yhan assiste à ce prodige :

L’ Océan et la Mer se séparent :

La Mer prend sa Liberté !

L ’Océan s’ incline devant la Beauté et la Grâce ;

En vagues douces  et  profonds remous ,

Ils se caressent , s’ enroulent

En de voluptueuses étreintes

Vertes et Bleues !

L’ Ame Agit au Cœur de l’ Eau Divine ,

Afin que le Ciel s’ entrouvre

En jaillissements de Lumière

Et que puissent descendre

Entre le PERE et la MERE

Enfin Ré-UNIS

Dans une profonde Union :

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AWEN la FIANCEE ,

L’  ESPRIT de LUMIERE,

de

-« YHAN le KARTUSTA »

 

Le Vent d’ hiver s’ est enfui….

Au cœur de la Lande Bleue

Emaillée de fleurs multicolores

Awen et le Kartusta

 Marchent en se donnant la main .

Que se disent ils ?

Quel chant murmurent leurs Ames ?

La brise frissonne dans les cheveux

De Awen la douce Aimée .

Les mouettes dansent

 Dans les rayons du soleil .

Alanguie l’ immensité Océane…rêve !

Awen  la Bien Aimée a fait le tour de la Terre ,

Des Planètes…

             Des Etoiles….

                              Des Galaxies….

Elle a visitée de multiples Mondes  ,

Et Cosmogonies……

Lui ,

 L’a attendue , Confiant , Aimant….

Il a vu  Le Pére-Océan

S’ incliner devant la Grâce et la Beauté

De la Mer-Océane ,

Pour que l’ ESPRIT de HAUTE-VENUE

Epouse celui de la TERRE !

Entrelacés , Ils sont  CHEMIN de VIE ,

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VAISSEAUX de la TERRE

Pour  LE PARADIS,

                 YHAN le KARTUSTA

            et                 AWEN la FLEUR de VIE !

                                                                                                                                             JEANNE

                                                                      

PEUT  ETRE…

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20 juillet 2010

Les Rainettes de la Levée Blanche

« KAERU » et "KAERIKU "
les RAINETTES
de la Levée Blanche .

Au marais de La Levée Blanche
y'a une Cabane ,
Il y arrive de drôles de choses!
Ce Conte est véritable
Faut vous dire qu’une Cabane
dans cette région d’Aunis
'c est une ferme° qui trône
en plein mitan du marais
traversés par les canaux où vivent
en toute liberté les Grenouilles.
Aux alentours quelques maigres haies ,
des " têtards ", des "trognes"
ces arbres rognés par le temps ,.
Malgré leur disgrâce
ils ont leur moment
de beauté surtout au printemps .
A force de vieillir ces "tronches "là
deviennent vénérables .
Elles ne poussent plus pour ainsi dire
taraudées qu’elles sont par les hannetons
qui y creusent des galeries.
Il arrive souvent que des groseillers sauvages
poussent entre leurs racines se nourrissant
du peu de vie qui leur reste
.Les" tronches" bonnes filles
les accueillent gaiement en se grattant
la panse de plaisir à voir si beaux fruits
se pendre ainsi sur leurs vieilles
et branlantes ramures .
Elles sont folles de joie
lorsque la petite Rainette verte
tu sais cette petite grenouille
qui grâce à ses doigts munis
de disques adhésifs
leur rends visite !
Tout ça pour te dire que ce matin de Mai ,
Norine « la Cabanière »
de la Levée blanche
a une drôle de surprise !
Mais j't'en dis pas plus !

Hier au soir à la nuit tombée
une kyrielle de rainettes troublées
par la lune claire sont partie en balade
par les prés mouillés de rosé .
Bras dessus bras dessous
saoules de grand air ,
du parfum de l’herbe
elles s’en donnent à coeur joie.
Sautant à qui mieux mieux ,
grimpant à toute vitesse
le long des fûts des" trognes"
pour se laisser tomber
dans l’herbe fraîche
en riant de bonheur .
A la mi-nuit elles reprennent
le chemin des prés le long des fossés
Pour aller au lit sous les roseaux
avec les courlis les jolis oiseaux .
Elles en oublient les folles ,
la petite dernière :« KAERU »!
celle-ci veut les rejoindre ,
les appelle
« attendez moi «  crie t‘elle.
Penses tu personne ne l‘entends.
Prenant son élan elle saute un peu trop haut et plouf !
atterri dans la jatte de lait
déposée par Norine
sur la pierre prés du puits
pour Minette Chassetout
la chatte de la Cabane !

Brrrr ?grelotte notre Rainette surprise par ce bain forcé .
Elle n’est pas habituée ,
elle vit dans les arbres, dans l’herbe ,
alors du lait penses donc
c’est lourd à ses pattes de voltigeuse !
Elle crie de plus belle,
peut être va-t-on l’entendre ?
Enfin Kaeriku son copain de branche l’entends ,
à toutes pattes il revient et ,
plouf lui aussi plonge dans le lait !
Que veux tu qu’ils fassent nos deux étourdis ?
Ils se débattent ,
nagent maladroitement en premier ,
puis en rythme de concert .
C’est fatigant ,
mais ils persévèrent .
Tiens , cela devient de plus
en plus difficile
et ralentissent la cadence
tout en se sentant soutenus.
Que se passe t’il donc ?
Et voilà où j’arrive à la drôle de surprise !

Dans la jatte de lait qui n’en est plus ,
Norine , stupéfaite découvre
nos deux Rainettes endormies
sur une Motte de Beurre !
Oui , oui t'as bien compris
Une Motte de Beurre
Tu sais ce beurre des Charentes
au goût si fin de noisettes ?
Charente Poitou
vous connaissez tous?
En unissant leurs faibles forces
KAERU et KAERIKU
ont réussis le prodige
de se sauver de la noyade
dans le lait !
Avoues que pour des Rainette arboricoles
c’est un tour de force fort drôle !
Alors , nous
qu’attendons nous
pour en faire autant ???

Jeanne Chanteplume

Ah au fait , sais tu que ce mot japonais dont
je les baptise
signifie :RETOURNER?

La poésie suivante la plus connue au Japon
« LE VIEIL ETANG!
UNE GRENOUILLE Y PLONGE :
AH! QUEL CLAPOTIS ! »
(Bashô,1644-1694)

laplumedejeanne_1861450101_GRENOUILLES

création perso

 

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30 août 2009

« L'Eau à la Bouche»...1

   

Un Conte gourmand à ma façon...

Une fois l’An, la ville de Bonbecs est en effervescence pour l’ouverture de La Semaine des Quatre Jeudis et des Trois Dimanches  .

Cette semaine là , Craquelin Panetier et Gélinotte  Grandveneur vont à l’Ecole des Mots Gourmands ,  par Tradition…. c’est un peu bizarre vous semble t’il.

Ils en sont ravis et friands . Que de découvertes , de rencontres ne font ils pas à cette occasion là!

Quels drôles de prénoms  me dites vous ? Laissez moi vous en dire le pourquoi. Il y a quelques années Hubert Grandveneur était chasseur et fort gourmand de gibier à plumes ; son épouse Dame Julienne descendante  du  gastronome  Brillat-Savarin en était très contrariée et se lamentait :

-« Ah ! Hubert quand donc cesserez vous vos chasses meurtrières ? »

-«  Ma mie je vous promets de ne plus chasser  si une fille nous est donnée avant la prochaine ouverture » tout en espérant bien que l’enfant attendu serait un garçon ….le traître !

Dame Julienne prie de toute son âme pour que le ciel exauce son vœux le plus cher….mettre au monde une fille ! Trois gars lui suffisent amplement  chacun doté par leur père de prénoms peu orthodoxes :  Perdriaux l’ainé , Bécassin le second et Courlis pour le puîné …encore heureux  qu’il ne l’est pas baptisé Râle comme celui qui coure dans les genêts !

   Elle l’espère cette petiote tout en  lui cherchant  un prénom qu’elle ne trouve pas….Par une nuit de brume arrive sans tambour ni trompette la petite fille tant désirée ; dodue comme une caille ,  rousse comme l’écureuil

La jeune maman se demande comment nommer la mignonne … c’est alors qu’elle se rappelle combien elle fut charmée à la vue d’un  bel oiseau au long plumage luxuriant lors de son séjour  l’an dernier dans leur chalet de montagne ; voyons quel est son nom ? Un nom qui sonne comme des notes….Gélinotte …Gélinotte « voila le nom qui te convient ma jolie » murmure t’elle en câlinant sa fille ; Hubert ravi de ce choix raccroche son attirail de chasseur , son fils aîné…..Itou ! (aussi)

à suivre...

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