08 mai 2009

Le Chant d'un Violon

   nous_deux

Nous nous asseyons l’un en face de l’autre sur les bancs ; je désenveloppe le tourteaux , le pose entre nous deux suivant mon intuition selon le conseil de ma grand’mère …après quelques secondes , je prends ce dernier , en casse un petit morceau , le posant sur la table , je m’entends prononcer le prénom de Mihiel… , à ce moment, la flèche d’or de l’aurore envahit la pièce…

     Je refais le même geste , pour chaque prénom de mes amis si chers à mon cœur.

Je ressens au plus profond de moi une joie paisible. Tandis que j’accomplis cela , j’ai très chaud ce n’est pas désagréable !….

Nous sommes entourés de vibrations légères  colorées lumineuses comme des lucioles .

Après avoir dit celui de Justine qui est le dernier elles se rassemblent en un seul tourbillon qui s’échappe par la porte ouverte…. Le chant d’un violon nous fait tressaillir d’un seul bond nous sommes sur le seuil...

SOUVENIR

Au centre de la clairière se tiennent…Mihiel faisant glisser l’archet sur les cordes de son violon , Yona serre son bébé sur son coeur , Jean , Marie , et Justine…irisés , nimbés de lumière les uns et les autres !

Nous-nous regardons intensément , ils nous sourient lèvent leurs mains dans un geste de bénédiction .

Peu à peu ils se diluent dans la lumière comme les couleurs de l’aquarelle dans l’eau .

    Des myriades de points lumineux vibrent quelques secondes là où ils se tenaient il y a un instant….et se dispersent dans l’air frais du matin tout parfumé de fragrances inconnues ! Appuyés l’un contre l’autre …longtemps nous restons ainsi  bouleversés au de là de tout .

Nous venons de vivre quelque chose d’inénarrable mais dont nous sommes certains .

Nous n’avons pas rêvés, leurs vibrations de vie nous imprègnent encore ! C’est à regret que l’on descend les marches de pierre. Le soleil inonde la clairière ; à quelques pas du pommier nous-nous arrêtons.

   Un roucoulement , un froufroutement d’ailes… une colombe se pose sur mon épaule ;   je sens sa tête soyeuse contre ma joue , le picotement de son bec sur mon cou je n’ose pas bouger , elle roucoule encore…et s’envole ! Les larmes coulent sur nos visages…larmes de joie  d’émotion , nous ne connaissions pas ce sentiment de béatitude le mot n’est pas trop fort , et voila qu’en ce matin d’automne  vient de nous être donner cette Merveille .

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Posté par Florelle à 12:22 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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