22 août 2010

Toujours et jamais

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Toujours et Jamais étaient toujours ensemble
ne se
quittaient jamais.
On les rencontrait dans toutes les foires.
On les voyait le soir traverser le village sur un tandem.
Toujours guidait
Jamais pédalait.
C'est du moins ce qu'on supposait...
Ils avaient tous les deux une jolie casquette
L'une était noire à carreaux blancs
L'autre blanche à carreaux noirs.
A cela on aurait
pu les reconnaître
Mais ils passaient toujours le soir
et avec la vitesse...
Certains d'ailleurs les soupçonnaient
Non sans raison peut-être
D'échanger certains soirs leur casquette
Une autre particularité
Aurait dû les distinguer
L'un disait toujours bonjour
L'autre toujours bonsoir
Mais on ne sut jamais
Si c'était Toujours qui disait bonjour
Ou Jamais qui disait bonsoir
Car entre eux ils s'appelaient toujours
Monsieur Albert Monsieur Octave.

Paul Vincensini

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20 août 2010

Pensée douce

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17 août 2010

PARADIS D'AMOUR

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08 août 2010

Enchantement...j'aime tant...

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A chaque fois que je relis ce poème d'Aragon ,je "tombe en amour" comme disent nos amis québequois...Alors je le recopie ici pour le plaisir...

Les Yeux d’Elsa
Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire J’ai vu tous les soleils y venir se mirer S’y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire
À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L’été taille la nue au tablier des anges Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l’azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie Le verre n’est jamais si bleu qu’à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L’enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août
J’ai retiré ce radium de la pechblende Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu Ô paradis cent fois retrouvé reperdu Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu’un beau soir l’univers se brisa Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent Moi je voyais briller au-dessus de la mer Les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa

Louis Aragon Extrait de "Les Yeux d’Elsa"

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06 août 2010

Que cette fin de semaine soit lumineuse à souhait pour vous....

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04 août 2010

Ah..c'qu'on est bien nous deux

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Une fenêtre ouverte sur le jardin
Sur la nappe blanche
des pelures d'oranges
du beurre du pain
des confitures maison
Des fleurs qui se penchent....
L'odeur du café qui fume
celui du thé au jasmin
embaument la maison
Bols et tasses accroupis
sur la nappe blanche .
L'abeille bourdonne
prés du pot de miel.....
Une cloche sonne
Dans le bleu du ciel
Croque un grain de raisin...
Des pelures d'oranges
restent sur la nappe blanche
La porte qui s'ouvre
Laisse le fenêtre ouverte
Donnes moi la main...
"tiens prends du raisin
un quartier d'orange
Hé ...ferme la porte
A ce soir au café..."
Des pas sur l'bitume
quelqu'un se retourne
"Que veux que j't'apporte?
t'as laissé la fenêtre ouverte
sur le jardin?
ça fait rien tant pis
Ce soir on sera bien..."
L'un et l'autre se retournent
agitant la main
"Je t'Aime!"
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texte de Chanteplume
AU REVOIR à bientot
Bisous ******

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