Au Soleil de ma Vie... Clair du Soir

Il est venu...

 

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Humblement il est venu
On ne l'a pas reconnu
Il était mal habillé
Il n'avait pas de souliers
Parce qu'il était pieds nus
On ne l'a pas reconnu

Humblement il est venu
Comme s'il tombait des nues
Il disait des mots très doux
On ne comprenait pas tout
Mais personne n'y a cru
De ceux qui l'ont entendu

Humblement il est venu
Demander la bienvenue
Demander du pain du vin
Et un lit jusqu'au matin
Il ne voulait rien de plus
Il n'a pourtant rien reçu

Humblement il est venu
Humblement a disparu
Ce n'était qu'un étranger
Que pouvait-il bien chercher
Ce n'était qu'un inconnu
On ne l'a pas retenu

Ça fait 2000 ans ou plus
Il n'est jamais revenu
Mais on s'en souvient pourtant
Et tout le monde l'attend

Les filles pour le recevoir
Se font belles chaque soir
Les enfants parlent de lui
Comme on parle d'un ami

Les hommes eux ne disent rien
Mais lui gardent un verre de vin
Il viendra le boire un jour
À la joie et à l'amour

 

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Extrait Avec Sido et Colette

 

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"Ma mère me laissait partir, après m'avoir nommée " Beauté, Joyau-tout-en-or "; elle regardait courir et décroître - sur la pente son oeuvre - " chef-d'ceuvre ", disait-elle. J'étais peut-être jolie ; ma mère et mes portraits de ce temp-là ne sont pas toujours d'accord... Je l'étais à cause de mon âge et du lever du jour, à cause des yeux bleus assombris par la verdure, des cheveux blonds qui ne seraient lissés qu'à mon retour, et de ma supériorité d'enfant éveillée sur les autres enfants endormis. Je revenais à la cloche de la première messe. Mais pas avant d'avoir mangé mon saoul, pas avant d'avoir dans les bois, décrit un grand circuit de chien qui chasse seul, et goûté l'eau de deux sources perdues, que je révérais L'une se haussait hors de la terre par une convulsion cristalline, une sorte de sanglot, et traçait elle-même son lit sableux. Elle se décourageait aussitôt née et replongeait sous la terre. L'autre source, presque invisible,, froissait l'herbe comme un serpent, s'étalait secrète .au centre d'un pré où des narcisses, fleuris en rende, attestaient seuls sa présence. La première avait goût de feuille de chêne, la seconde de fer et de tige de jacinthe... Rien qu'à parler d'elles je souhaite que leur saveur m'emplisse la bouche au moment de tout finir, et que j'emporte, avec moi, cette gorgée imaginaire...

Extraits de : Sido Photo de Avec Sido et Colette.

 

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