24 novembre 2009
Les Danseurs de l'Aube...2
D’approches en approches ,
de fuites en fuites Ils s’enlacent
s’éloignent frôlant le sol de leurs pieds nus
et du bout les doigts touchent les étoiles
,puis soudain s’arrêtent dans un geste suspendu .
Le vent se lève à l’impromptu
souffle des tourbillons de sable blanc argenté
sur le sol de porphyre rouge !
A peine entrevu il s’éloigne , tout s’apaise .
A nouveau Ils sont face à face ,
par jeu se détournent se poursuivent
dans une danse légère traçant dans
le sable de multiples arabesques
qui s’envole en frimas de neige
à chacun de leurs pas.
Ils dansent , dansent à perdre haleine
sans bruit, leurs corps à peine frôlés s’unissent ,
tourbillonnent avec une grâce infinie.
Quand telle une fleur de chair Zélia
s’affaisse dans un froissement d’eau .allongée ,
elle semble dormir dans la moire liquide !
Alors , troublé , ému Il se penche vers Elle ,
s’assied sur le sable et prends le corps léger contre lui ;
enfouissant son visage contre le cou fragile
.Il pleure , la berce , se glisse
contre elle pour se lover
dans le nid d’amour du ventre féminin
en une étreinte chaste et sensuelle à la fois
dans un embrassement tel
qu’Ils ne font plus qu’Un !
à suivre
20 novembre 2009
Le Rêve....

Je viens de retrouver un des cahiers
sur lequel j’ai noté mes Rêves !
J’en ai bien d’autres mais celui-ci est tombé
d’une pile de livres sans que je ne le cherche !
Comme si il me faisait signe afin que je parle
des Rêves dont il est le Gardien !
Rêves du matin
alors que l’on émerge
à peine du sommeil de la nuit !
Rêves des après midi d’été
des siestes légères
ou on se balance entre veille
et sommeil
dans cet état d'apesanteur
où le corps se repose
tandis qu’un autre « état de conscience »
s’installe en douceur .
On en « sort » parfois
le cœur battant la chamade ,
la bouche sèche ,
l’oreille bruissante de sons inconnus !
La parole nous échappe ,
on ne trouve pas les mots pour expliquer
ces sensations étranges
qui nous dérangent ,
nous échappent avant de replonger
dans le quotidien.
Nous savons que « Quelque chose »
nous a effleuré ,
touché ou bouleversé
Bien vite on essaie de l’oublier
d’un haussement d’épaule en se disant :
"Bah ! ce n’est qu’un rêve »
et pourtant!
Si on voulait bien si attarder un peu ,
rien qu’un peu ,
tant de choses nous seraient données
tout simplement en acceptant l’invite
de soulever le Voile
du Précieux Messager !
Jeanne Chanteplume
extrait de mon recueil "Le temps Ecoute"
( printemps2000)








